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Pouvoir et argent / Enquête

Corruption et contrôles

Indices de perception, autorités et dossiers historiques.

Le déclic à emporter

Un indice de perception ne mesure pas tous les faits de corruption.

Édition : 2025-01-01 · Devise : EUR

Données du corpus de l’application, avec corrections web documentées. Ces tableaux ne sont pas des données en direct. M = millions ; Md = milliards.

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Indice de perception : édition historique 2023 vérifiée auprès de Transparency International. Le score et le rang ne sont pas ceux de la dernière édition.

Les dossiers et leurs qualifications sont ceux de l’édition mobile citée. Ils ne constituent pas un relevé judiciaire à jour : une enquête, les conclusions d’une commission et une condamnation sont des choses distinctes. Recherchez la décision et ses suites dans les documents originaux.

Indice de perception (sur 100)

73

Rang dans l’édition citée

16

Autorité de contrôle

Office central pour la répression de la corruption (OCRC)

Un point de comparaison

La Belgique obtient 73/100 au CPI 2023 — derrière les Pays-Bas (79) et le Luxembourg (78), mais devant la France (72) et l'Espagne (60).

Édition de l’indice

2023

Tous les contenus du dossier

01Dossiers historiques du corpus+
Dossiers historiques du corpus
AnnéeTitreDescriptionQualification éditoriale du corpusMontant rapporté dans le corpusPersonnalité citéeSuites du dossier
2016Affaire Publifin/Nethys — comités fantômes et enrichissementL'intercommunale liégeoise Publifin (rebaptisée Enodia) et sa filiale Nethys ont été au centre d'un vaste scandale de gouvernance : des administrateurs percevaient des jetons de présence pour des comités qui ne se réunissaient jamais, tandis que le CEO Stéphane Moreau orchestrait la vente d'actifs publics à des prix bradés.Condamnation rapportée par le corpus50 000 000 €Stéphane MoreauMoreau inculpé d'abus de biens sociaux, détournement et faux. Décret de gouvernance locale wallon adopté en réponse.
2017Affaire Samusocial — jetons de présence pour élus bruxelloisLe bourgmestre de Bruxelles Yvan Mayeur (PS) et la présidente du CPAS Pascale Peraïta percevaient de généreux jetons de présence du Samusocial, organisme d'aide aux sans-abri. Mayeur touchait jusqu'à 12 000 € par an pour sa participation au conseil d'administration.resignation1 500 000 €Yvan MayeurMayeur a démissionné de son poste de bourgmestre. Le gouvernement bruxellois a adopté de nouvelles règles de gouvernance pour les ASBL publiques.
2011Kazakhgate — transaction pénale et oligarqueL'homme d'affaires kazakh Patokh Chodiev a bénéficié d'une transaction pénale élargie grâce à une modification législative controversée. Armand De Decker (MR), avocat de Chodiev, est soupçonné d'avoir utilisé ses contacts politiques pour faire voter cette loi.Enquête rapportée par le corpusNon renseignéArmand De DeckerDe Decker décédé en 2019 avant la fin de l'enquête. La loi controversée a été abrogée.
1991Affaire Agusta — corruption dans les marchés d'armementLes partis socialistes flamand (SP) et francophone (PS) ont reçu des pots-de-vin du fabricant d'hélicoptères italien Agusta (50 millions de FB chacun) pour obtenir le contrat d'équipement de l'armée belge en hélicoptères.Condamnation rapportée par le corpus2 500 000 €Willy ClaesWilly Claes, alors secrétaire général de l'OTAN, a été contraint de démissionner et condamné à 3 ans de prison avec sursis. Guy Spitaels (PS) a également été condamné.
2012Affaire De Decker — Libye et commissions occultesArmand De Decker, ancien président du Sénat, est soupçonné d'avoir perçu des commissions occultes dans le cadre de contrats liés à la Libye de Kadhafi, en lien avec des négociations sur le nucléaire civil.Enquête rapportée par le corpusNon renseignéArmand De DeckerEnquête toujours en cours au moment du décès de De Decker en 2019.
2000Affaire Lernout & Hauspie — fraude comptable massiveLa société technologique flamande Lernout & Hauspie, fleuron de la tech belge coté au NASDAQ, a été reconnue coupable de fraude comptable massive — gonflement de chiffre d'affaires par des ventes fictives dans des pays asiatiques. Des liens politiques ont facilité les subventions publiques reçues.Condamnation rapportée par le corpus1 000 000 000 €Non renseignéLes fondateurs Jo Lernout et Pol Hauspie condamnés à 5 ans de prison. Les actionnaires ont perdu plus d'un milliard d'euros. La DEXIA et plusieurs politiques ont été mis en cause pour leur complaisance.
2024Affaire Reynders — soupçons de blanchimentDidier Reynders, ancien commissaire européen à la Justice et ex-ministre des Finances, est visé par une enquête pour blanchiment d'argent. La CTIF (cellule anti-blanchiment) a signalé des mouvements financiers suspects liés à la Loterie nationale, qu'il a supervisée.Enquête rapportée par le corpusNon renseignéDidier ReyndersEnquête en cours. Reynders nie les accusations. Perquisitions effectuées à son domicile en septembre 2024.
02Pour aller plus loin+
1L'affaire Agusta a coûté son poste à Willy Claes, alors secrétaire général de l'OTAN — il reste le seul chef de l'OTAN à avoir démissionné pour corruption.
2L'affaire Publifin/Nethys a révélé l'existence de « comités fantômes » — des réunions fictives pour lesquelles les administrateurs touchaient des jetons de présence sans jamais se réunir.
3Lernout & Hauspie, le « Microsoft belge », s'est effondré en 2001 après la découverte de ventes fictives en Corée — faisant perdre plus d'un milliard d'euros aux actionnaires.
4Avec 6 gouvernements et des dizaines d'intercommunales, la Belgique multiplie les « zones grises » de gouvernance où la corruption est plus difficile à détecter.

À vous de jouer

Question 1 / 6 · Répondez selon le millésime du dossier.

Quel est le score de la Belgique à l'indice de perception de la corruption (0-100) ? (CPI 2023)

Tolérance : ± 10 % de la valeur du corpus.